Les Images Subliminales

 

 

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Le mécanisme biologique des images subliminales

 

 La perception d’images subliminales et le fonctionnement de leurs effets possibles font appel à différents processus. Ainsi pour expliquer ce phénomène, nous allons présenter tout d’abord le mécanisme de la vision et d’autre part le processus de la mémoire.

 

   Le mécanisme de la vision

Deux organes sont en relation directe lorsque nous percevons les éléments extérieurs : les yeux et le cerveau. En effet, les yeux, plus précisément la cornée et le cristallin agissent comme des lentilles : ils captent les rayons lumineux et réfractent l’image observée sur le fond de l’œil, la rétine. Le cristallin est un muscle, il peut donc se bomber ou se raccourcir en fonction de l’éloignement des objets observées afin de mieux réfracter la lumière : c’est le phénomène d’accommodation. La rétine est quant à elle un ensemble de cellules tapissant le fond des yeux qui transforment la lumière en message nerveux. Elle est constituée de photorécepteurs : les cônes et les bâtonnets (ils doivent leur nom à leur forme).Les cônes sont sensibles à la lumière alors que les bâtonnets sont sensibles aux couleurs. Ces photorécepteurs sont reliés aux nerfs optiques qui  véhiculent ces messages nerveux de la rétine jusqu’au corps grenouillé qui lui va transmettre l’information aux aires visuelles correspondantes, situés majoritairement à l’arrière du cerveau. Chaque aire visuelle a une fonction différente, avec par exemple l’aire visuelle primaire V1 qui s’occupe de la perception des contours, alors que l’aire V5 s’occupe de la perception des mouvements. Ces messages visuels sont aussi orientés en fonction de la provenance de la lumière, c'est-à-dire que la partie droite d’une image observée sera transformée en message nerveux qui aboutira dans l’hémisphère droit.

  

 

 

 

   La mémoire

  La mémoire, notre capacité à se rappeler nos expériences passées, fait uniquement appelle  au cerveau, plus particulièrement aux parties situées au centre de notre cerveau, dans le lobe temporal. Mais il faut alors faire la différence entre trois types de mémoire :

-la mémoire sensorielle, qui fait appelle à nos 5 sens, est d’une durée si courte qu’elle est considérée comme un processus de la perception.

-la mémoire à court terme enregistre des événements temporaires comme le numéro d’une plaque d’immatriculation ou un visage croisé dans la rue. Cette mémoire, si on ne fait pas l’effort de s’en rappeler, est limitée à une dizaine de secondes et à quelques items.

-la mémoire à long terme emmagasine tous les événements importants de notre vie, qui nous ont particulièrement marqués. La durée de stockage peut être illimitée mais tend à décroître avec l’âge.

Dans le cas des images subliminales, la mémoire explicite est elle aussi impliquée.

En effet, on fait encore la distinction entre deux types de mémoire : la mémoire explicite et la mémoire implicite. La mémoire explicite ou déclarative est notre capacité à se souvenir d’informations ou d’évènements (exemple: une image, une citation, des paroles…), que l’on pourra décrire à l’aide de mots .La mémoire implicite ou non – déclarative, que l’on ne pourra pas décrire avec des mots, est notre capacité d’apprendre sans se souvenir. En effet, elle est en relation directe avec l’apprentissage, c'est-à-dire le processus qui peut modifier un comportement. Par exemple, un enfant roule de mieux en mieux à vélo  sans savoir pourquoi il devient meilleur. Il en est de même avec l’apprentissage d’une langue ou d’un instrument.

Lors du processus de la mémorisation, le cerveau réagit à un stimulus (image, odeur…) et stocke cette information dans la zone respective à l’information (l’aire visuelle s’il s’agit d’une image). Mais plus on met une zone en action, c'est-à-dire plus nous sommes confronté à un même stimulus, plus la mémorisation sera bonne, d’où l’intérêt de répéter un stimulus pour s’en souvenir . D’autre part, le cerveau évalue lors du stockage si le stimulus observée doit être stocké dans la mémoire à court terme ou a long terme. Lorsque nous cherchons un numéro dans l’annuaire, le cerveau se répète ce numéro un certain nombre de fois jusqu’à que nous puissions nous en souvenir pour pouvoir le composer sur notre téléphone. Donc plus cette information sera répétée par notre cerveau, c'est-à-dire plus nous consacrerons de temps à la mémoriser, plus nous la mémoriserons longtemps.

 

 

   La vision et la mémoire en relation

La vue, comme les quatre autres sens, est en relation avec la mémoire. En effet, lorsqu’un message nerveux codant une image arrive dans une aire visuelle, celui-ci est décodé par les neurones de cette aire, cellules du système nerveux, puis transmise par d’autres neurones jusqu’au lobe temporale, partie où se trouve la mémoire. Dans le cortex rhinal et dans l’amygdale, on décide si l’information devra être enregistrée ou non. Le message passera alors par l’hippocampe et enfin  le télencéphale ventral qui sécrétera une substance appelée l’acétylcholine. Cette substance, transportée par les neurones  va partir du lobe temporal pour aller à l’aire visuelle voulue et modifier les connections des neurones, c'est-à-dire coder l’image, et donc la stocker dans l’aire visuelle. Si au fil du temps on ne revoit pas cette image, les connections s’altèrent, et l’image est alors oubliée car tout processus de mémorisation est due à un renforcement ou à un affaiblissement des connections entre neurones .

 

 

   Bilan

On sait que le cerveau ne peut traiter consciemment que 24 images par seconde. Si l’on décide de rajouter une 25ème  image, celle-ci ne sera pas perçue consciemment par notre cerveau mais sera tout de même stockée par notre mémoire explicite. Notre cerveau se souviendra donc d’avoir vu cette image mais nous n’en aurons absolument pas conscience. Au niveau de la durée de stockage de ces images, les scientifiques penchent plutôt du coté de la mémoire à court terme et donc pensent qu’il y aurait des effets possibles uniquement dans les secondes à venir après la perception par notre cerveau d’un ensemble d’images subliminales.

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