Les Images Subliminales

 

 

Accueil

Avis des scientifiquesQuelques Exemples

Comment ça marche :BiologiquementThéoriquement 

Expérience

 

Conclusion

 

Google

 

 

Ce que les chercheurs et scientifiques pensent des images subliminales ainsi que d'autres renseignements historiques, législatifs, ...

La communauté scientifique : son avis.

 

La communauté scientifique est très partagée au niveau des images subliminales et surtout par rapport à leurs effets.

Il y a néanmoins eu beaucoup d’expériences scientifiques à ce sujet, mais la plupart ont été abandonnées car les variables de ce processus de communication sont trop difficiles à définir.

C’est notamment pour cette raison que les scientifiques sont partagés sur les effets des images subliminales.

Ces images ont-elles des effets sur le psychologique ?

Sont-elles perçues par notre cerveau ?

 

Vocabulaire :

Afin de comprendre certaines explications qui vont suivre, il est utile de savoir ce qu’est le seuil lorsque l’on parle de celui-ci pour les images subliminales.

Explication du seuil :

Le seuil est en fait, dans ce cas là, le seuil de la conscience.

Tout ce qui est en-dessous (sub) d’un certain seuil (limen), qui correspond au seuil de la conscience, est considéré comme subliminal. Autrement dit, tout stimulus(comme une image par exemple) que la conscience ne peut détecter est réputé subliminal.

 

 

Expériences historiques :

Le psychologue Boris Sidis (1898) avait trouvé que certains stimuli subliminaux permettaient aux sujets de deviner à quels chiffres ou lettres ils avaient été soumis et cela avec des résultats bien plus concluant que le hasard l’aurait permis.

Malgré cela aucune expérience n’a permis de confirmer que ce procédé fonctionnait avec des stimuli plus complexes tel qu’une image ou un texte, encore moins que l’on peut persuader les gens, ou changer leurs comportements.

Une célèbre expérience a fait beaucoup de bruit l’année 1957. L'avocat journaliste américain Vance Packard  met le feu aux poudres quand il parle dans son best-seller La  Persuasion clandestine de la possibilité d'influencer les consommateurs par ce moyen.

Le mythe était ainsi lancé. Il ne s’agit en fait que d’une pseudo expérience montée par le publicitaire James Vicary. Packard affirmait qu’il pouvait influencer l’achat de crème glacée en faisant apparaître le mot subthreshold. Quand à James Vicary, il publiait dans un numéro de Life en mars 1958 qu’en projetant des messages subliminaux lors d’une séance de cinéma à la fréquence de 1/3000 de seconde toutes les 5 secondes, il pouvait influencer les gens. Il déclarait qu’en mettant des messages comme : « Drink Coca-cola » ou « Hungry, Eat pop-corn » il avait augmenté les ventes de Coca cola de 57.7% et celles de pop corn de 18.1%.

Face à cette menace, les images subliminales sont interdites au cinéma, car le procédé ne serait pas moral. Mais 4 ans après, James Vicary avoue qu’il a inventé toute l’expérience d’où le problème de la validité de l’expérience.

 

Une autre série d’expériences ont été réalisées par le publicitaire français Jean-Louis Swiners (1980), il résume ainsi ses recherches :

  1. il avait pris un groupe de 24 sujets auquel il projeta 40 fois de suite pendant approximativement 15 minutes le mot ‘coke’ et cela en subliminal (2.7 millisecondes). Résultat : une stimulation simple peut contribuer à éveiller un besoin physiologique générique comme la soif (le mot coke, ou nappe d’eau, ou une bouteille peuvent donner soif).
  2. il projeta dans les mêmes conditions à un autre groupe de 24 personnes ‘drink coke’. Résultat : une injonction subliminale de boire quelque chose n’accroît pas l’efficacité de la première stimulation (l’injonction ‘drink’ n’ajoutait rien au mot ‘coke’.)
  3. il prend ensuite 2 groupes de 24 personnes chacun, auquel, dans les mêmes conditions, il projeta la syllabe sans signification : NYTP. Et un deuxième, auquel il projeta la même syllabe mais en forçant les sujets à reconnaître qu’ils avaient perçus Coke et à répéter ce mot cinq fois, à haute voix.

Résultat : la présentation répétée d’une stimulation subliminale n’est pas plus efficace qu’une seule présentation normale de cette stimulation.

 

 L’expérience la plus sérieuse a été réalisée par Weiner en 1978, elle avait pour but de savoir s’il est possible de persuader les gens à l’aide d’images subliminales.

L’expérience consistait à faire passer le mot « bœuf » dans un film et de proposer au gens, à la fin, plusieurs sortes de sandwichs dont des sandwichs au bœuf, mais il s’est avéré que les sandwichs au bœuf n’ont pas plus été pris que les autres.

 

Le grand spécialiste de la question, le professeur Norman F. Dixon du «University college » de Londres, a passé son doctorat sur la question et poursuit ses recherches pendant 20 années. Dixon avait notamment consulté pratiquement tous les rapports de recherches sérieux. Il cite en bibliographie à peu près 500 titres. Sa conclusion est claire : «Il existe des stimulus subliminaux mais ceux-ci ne peuvent modifier ni le jugement, ni les attitudes. Pour tout dire, il serait certainement impossible aux publicitaires d'utiliser efficacement cette méthode de persuasion.» Norman F. Dixon (1971)

 

Il est donc tout à fait impossible aux publicitaires d’utiliser ce procédé pour persuader les gens à acheter tels ou tels produits. Cela pour différentes raisons découvertes par plusieurs scientifiques :

-il est difficile de déterminer le seuil chez un individu donné (Spencer et Cohen, 1928, Olfield, 1955)

-le seuil varie d’un individu à l’autre : selon l’âge (Solomon et Postman, 1952) ; selon l’intelligence (Krech et Calvin, 1953) ; selon les défenses affectives (Blum, 1954) ; selon qu’on en est averti (Beitel, 1934, Blake et Vanderplas, 1951, Bricker et Chapani, 1953).

De plus, il est évident que des messages trop complexes ne peuvent fonctionner subliminalement.

 

 

 

 

Essais d’images subliminales dans la publicité :

1959 : Radio-Canada a fait passer 353 fois un mot de passe que l’auditoire devait rapporter à un numéro de téléphone donné. Mais les résultats ont été non concluants.

 

Novembre 1973, CFCF-TV (Montréal) a diffusé un message présentant un jeu pour enfants, nommé Husker-Do. Le Conseil des Agences de Publicité du Canada découvrit, après enquête avec du matériel de projection au ralenti, que le message "Get it" ("prends-le") apparaissait quatre fois à la vitesse de 1/4 de seconde au cours du message de 30 secondes. La plainte venait des États-unis et le fabricant de Minneapolis prétendait que cette insertion avait été faite à son insu. Pendant six mois par la suite, le Conseil scruta tous les messages de télévision sans trouver d'autre insertion subliminale.

 

Les agences sérieuses ne s’amusent pas à faire des messages subliminaux qu’elles savent inefficaces quand elles trouvent déjà si difficile de les réaliser.

Cependant de tels procédés ont été interdits par le conseil de la Radio Télédiffusion Canadienne à partir de 1975 à l’aide d’un règlement.

 

Key a affirmé que tous les publicitaires inséraient des images subliminales grâce à l’enchâssement, qui selon lui serait enseigné dans toutes les écoles d’arts et pratiqué dans « toutes » les grandes agences. Il reconnaît néanmoins n’avoir jamais vu faire ce procédé sous ses yeux alors qu’il dit avoir travaillé 10 ans de recherches publicitaires … Mais ça lui a surtout permis de vendre son livre à 2 millions d’exemplaires et de faire une cinquantaine de conférences.

 

Tout publicitaires se sont servis de ces techniques, mais cela n’a pas d’effet sur les consciences.

Et pourtant, des lois sont quand même établies pour éviter ce genre de technique .

 

 

LOIS :

 

Le rêve des publicitaires : celui de pouvoir mettre une image très puissante permettant de marquer les gens sans qu’ils s’en rendent compte, a fait peur à beaucoup de mondes et notamment aux gouvernements qui ont interdit d’utiliser ce procédé.

Ce procédé a été qualifié de « manipulation des foules » ou de « viol de la consience ».

Des lois ont donc été élaborées :

 

Règlement du CRTC interdisant la diffusion subliminale

« il est interdit à une station ou à un exploitant de diffuser sciemment du matériel publicitaire qui fait usage d’un dispositif subliminal.

« dispositif » désigne un dispositif technique utilisé pour transmettre ou tenter de transmettre un message à une personne au moyen d’images ou de sons de très courte durée ou par tout autre moyen sans que celle-ci ait conscience qu’un tel dispositif est utilisé ou sans qu’elle ait conscience de la teneur du message que l’on tente de transmettre ainsi. »

La CNCL, ancêtre de l’actuel Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA), décida d’interdire toute incrustation de ce type, suite aux élections de François Mitterand. Le journal Le Quotidien de Paris accusait le candidat d’avoir bénéficier de l’influence des images subliminales. Un procès fut intenté pour « manipulation électorale », mais les plaignants perdirent le procès.Des sectes ont aussi été accusées d’insérer des images subliminales pour faiciliter la conversion.

 

 

Synthèse

En conclusion, comme tous les thèmes où la recherche scientifique ne permet pas d’avoir des quasi certitudes (comme c’est ici le cas), les avis sont partagés.    

Si ce procédé ne fonctionne pas, alors pourquoi élaborer des lois l’interdisant ??

Il faut savoir que la peur des images subliminales a été telle que des mesures ont été prises même si elles ne servaient à rien. De nombreux services se sont aussi mis à revisionner nombre de programmes pour vérifier si des images subliminales se cachaient à l’intérieur mais leur travail était très souvent sans succès.

A l’époque de la découverte des images subliminales, les gens ne savaient qui croire. C’est pour cette raison que des lois ont été écrites afin d’être sûr qu’il n’y ait pas la possiblité de manipuler les gens.

D’autres croient aux effets miracles des images subliminales et rêvent de pouvoir mettre au point un système « miracle ». D’autres, grâce à leurs multiples expériences, savent qu’il ne faut pas s’inquiéter et qu’ils sont à l’abri des publicitaires mal intentionnés. Ces images ne peuvent être ancrées dans notre mémoire, et encore moins nous persuader ou nous guider dans nos choix.

Mais la théorie la plus valable reste celle de Dixon qui contredit l’utilité des lois énoncées précédemment. Ces lois sont donc là pour alimenter la paranoïa des gens ?

 

Il ne reste plus qu’à espérer que jamais, pas la suite, les gens ne seront capables de persuader les gens avec de tels procédés.

AccueilAvis scientifiqueNiveau BiologiqueNiveau ThéoriqueExpérienceConclusion

© Toutes les données présentées ici sont soumises au droits d'auteur et sont donc à utiliser dans un cadre privée